Jour 4: Uxmal (prononcer Ouchmal, je crois), et les sites voisins

Bonjour,

le matin du 4e jour, nous quittons la côte en  direction d’Uxmal. Je précise que dans le circuit initial, nous avions prévu de nous rendre à Campeche, une ville coloniale parait-il très belle. Les routes n’étant pas très bonnes, nous aurions fait un très grand détour. Je ne saurai peut-être jamais si nous devons regretter ce choix.

Nous partons donc vers ce site, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité (Unesco).

Nous arrivons vers 11 heures. Dès l’entrée, nous nous retrouvons en face d’un E-NOR-ME pyramide à base ovale. C’est franchement impressionnant. Il est interdit de monter dessus -une bonne chose, je pense, pour préserver le monument. Nous avons fait le choix de ne pas prendre de guide -- humain, j’entends. Nous avons notre cher Routard qui nous donne de bonnes explications. Les enfants courent partout. C’est grandiose. Le site comprend de nombreux monuments. Le clou du spectacle, c’est qu’on peut monter sur une des grandes pyramides. Et d’en haut, nous dominons l’ensemble du site. C’est dur d’imaginer que tout ça a été construit il y a 1000 ans.

Après la visite, qui a duré environ 2 heures, nous cassons une croûte, puis, décidons de nous rendre sur d’autres sites, moins impressionnants, mais dont chacun présente une originalité.

D’abord, nous allons à Kabah, mais ne rentrons pas sur le site. Nous nous tordons un peu le cou, pour voir à quoi cela ressemble à l’intérieur. Puis, nous allons à Sayil, un site plus ou moins enfoui dans la forêt.

Puis, nous décidons de nous rendre à Labna. Sur la route, est indiqué le musée du cacao. Il nous semble alors inévitable de s’arrêter boire un chocolat. Mémorable. Je crois que je n’oublierai jamais la couleur du chocolat chaud (on aurait dit du café) et surtout ce goût si…cacaoté.

Bon, il ne faut pas trop tarder quand même, car la nuit tombe tôt. Nous visitons Labna, un site très agréable.

Quatre sites mayas pour la journée, c’est un bon score. Chaque site est assez différent, donc ce n’est pas ennuyeux.

Il nous faut maintenant chercher un endroit où dormir. C’est la première nuit pour laquelle nous n’avons pas de réservation. Notre carte routière nous est bien utile. Nous visons la ville d’Oxkutzcab, qui est bien placée par rapport à notre programme du lendemain.

Nous trouvons un hôtel sans difficulté. C’est 300 pesos la nuit (soit environ 22 euros), pour un endroit propre et peu bruyant. Contents de nous, nous partons avec les poussettes pour aller découvrir un peu cette ville. Nous arrivons au milieu de la fête du cochon. Je pense que la plupart des gens ici n’ont jamais vu de Blancs, et encore moins de blonds (Oscar se fait donc un peu remarquer). Les gens portent le costume traditionnel, il y a des danses et une fanfare. Nous voilà plongés dans la culture locale! Nous assistons un peu aux festivités. Mais les enfants sont épuisés après avoir escaladé autant de pyramides. Donc nous abrégeons un peu notre promenade.

Cette nuit-là fut pour moi un peu difficile. Une pathologie, communément appelée tourista, envahit mes intestins pour ne les quitter qu’une semaine plus tard. Je vous passe les détails, mais comme dirait l’autre, j’en ai chié…

troisième jour: Celestùn

bonjour,

je poursuis le récit de notre circuit. nous sommes le troisième jour.

nous désirons quitter Mérida assez tôt pour être bonne heure à Celestun. nous retournons au restaurant Chaya Maya pour un petit déjeuner yucatèque typique. Nous avons tous un jus. Pour moi, c’est jus de chaya, sorte d’épinard. Je vois déjà vos grimaces. Détrompez-vous, c’est très bon. Le petit déjeuner est très copieux: oeufs, pain grillé, fruits. Nous ne l’avons su qu’après, mais il  nous fallait au moins ça pour affronter une drôle de journée.

nous allons au parking récupérer la voiture. Pas de batterie. Heureusement, nous sommes à l’étage. Guillaume pousse, je suis au commande. Nous avons à faire démarrer le carrosse, et nous voilà partis en direction de la côte Ouest du Yucatan (sur le Golfe du Mexique). Nous traversons de nombreux petits villages. C’est dimanche, donc repos, et nous découvrons une campagne au visage malheureusement alcoolisé.

Nous nous rendons à Celestun avec pour but une promenade en bateau. Dès l’entrée du village, les organismes touristiques nous proposent la dite promenade. Nous craignons l’arnaque et nous rendons directement sur la plage. Des pêcheurs proposent aussi de faire la promenade en bateau (pour un prix beaucoup plus modeste). Nous embarquons à bord d’une ‘lancha’, et c’est parti!

Nous longeons la côte quelques temps avant de nous engager dans la rivière. Assez vite, se dessine sur l’horizon une ligne rose vif. Ce sont des flamants roses. C’est magnifique. Nous nous approchons assez près. Un spectacle unique pour nous. Rien à voir avec les flamants de Camargue, qui sont un peu ‘délavés’, en comparaison de ceux-ci. Ils y a aussi beaucoup de pélicans. Notre pilote, le jeune Valerio cherche à s’éloigner pour revenir à notre point de départ. Mais le niveau de l’eau est très bas, et le moteur s’embourbe, se retrouve prisonnier des algues. C’est le début de longues minutes d’incertitude. Dès que nous parvenons à avancer de 10 mètres, le moteur se met à fumer. Les enfants sont très inquiets, nous nous efforçons de les rassurer, bien que peu rassurés nous-même. Cela fait 3 heures que nous sommes partis, la balade devait en durer 2. Il est 16 heures; côté estomac, nous en sommes restés au petit déjeuner de Mérida. Impassible, Valerio poursuit sa promenade dans la mangrove. Il ne veut pas nous arnaquer, donc n’abandonne aucun aspect de la croisière.

Pour finir, il nous dépose à côté d’un pont où un ‘taxi’ nous attend pour nous ramener -à nos frais- sur la plage. Nous sommes bien contents de retrouver la terre ferme, maintenant que mon short a été bien arrosé de pipi de Suzanne.

Arrivés sur la plage, le bon-heur. Dans un resto directement sur la plage, nous commandons du poulpe et des crevettes, que nous dégustons les pieds dans le sable. Je me retourne. A la table dernière nous, il y a un couple avec le Routard (signe de reconnaissance entre français en visite à l’étranger). Nous commençons à discuter. Ils sont expatriés au Canada. Des gens très sympathiques. Le soleil décline, apportant une belle lumière pour les photos. Il est temps pour nous de songer prendre le chemin de l’hôtel.

Une journée inoubliable

Deuxième jour : visite de Merida

Nous prenons rapidement nos marques dans cette ville assez concentrée.

Armés du Routard (encore lui), et surtout des 2 poussettes, nous nous mettons en quête de La Flor de Santiago. Après un bon quart d’heure de marche, nous arrivons dans un bar très typique fréquenté par la population locale. Sur la carte, tout nous fait envie. Je me laisse tenter par une assiette de fruits frais et du pain doux (de la brioche, en fait). Pour les enfants, c’est chocolat. Le Mexique est LE pays du chocolat –il y en a sûrement d’autres, mais la culture me manque. Quant à Guillaume, il entame une série de petits déjeuners mexicains : œufs brouillés et pain. Le tout accompagné de café.

Repus, nous prenons la direction du marché, en face du bar. Nous commençons par les étals de viande. Odeur forte, mouches, etc. Il ne m’en faut pas plus pour me sentir un peu mal. Puis, les stands de fruits nous permettent de découvrir un certains nombre de variétés : mamey, sapotille, et plus simple mais aussi inconnu pour nous, des papayes. L’endroit est très vivant, il y a beaucoup de fleurs, et de la musique.

Nous continuons notre visite de Mérida en nous promenant dans le quartier historique. Les immeubles sont très jolis, colorés, et s’ouvrent souvent sur de larges patios. Nous sommes enchantés.

A l’heure de manger, nous prenons la route d’un autre marché et mangeons dans un des stands qui offrent une cuisine ‘locale et bon marché’. Nous nous laissons tenter par un jus de fruit (melon et ananas), pressé devant nous. C’est délicieux. Suzanne s’est endormie, donc passe son tour pour une fois. L’après-midi, nous continuons les visites de musées, bâtiments historiques et petites places. Nous faisons tenir les enfants avec la promesse d’une promenade en calèche. Nous faisons donc cette promenade en fin d’après-midi, puis allons nous rafraichir d’une bonne glace au tamarin pour moi et sapotille pour Guillaume. Super !

Nous passons à l’hôtel nous reposer un peu. Nous en profitons pour appeler la famille sur Skype. Il est 1 heure du matin en France et l’Europe est déjà en 2012. Nous nous sommes renseignés sur les festivités du 31 ici à Mérida. Tout le monde nous répond quelque chose de différent. Nous en concluons qu’il ne se passe rien de spécial. En effet, à 22 heures, nous sommes au lit. La rue est moins animée que la veille. Passage à 2012 en douceur, donc.

Mexique, premier jour: les bons plans de Guigui

Bonjour et bonne année 2012.

Nous sommes rentrés hier d’un petit périple au Mexique.

je vais vous raconter ça jour par jour.

Le premier jour, c’est le départ. Nous avons choisi un vol pas trop tôt, parce qu’après tout, c’est les vacances.

Les enfants sont un peu excités. Depuis quelques jours, je téléphone dans les hôtels pour faire des réservations. Oscar découvre que je parle espagnol…et ça le fait bien marrer de ne rien comprendre. Avant de partir, nous faisons le point. Impossible de retrouver avec quelle compagnie nous avons loué la voiture. On retrouve enfin un petit mail. La compagnie, c’est Executive. On ne s’en souvenait absolument pas. Je ne sais pas où nous serions aller chercher le carrosse…d’autant plus que , nous l’avons découvert plus tard, cette compagnie « économique » n’a pas de comptoir ni de droit d’accès au terminal arrivées internationales de l’aéroport.

Le vol (2heures) se passe bien. Nous sortons du terminal, à Cancun. Une vague de chaleur nous saisit, les vendeurs de margarita nous mettent dans l’ambiance. Les bus de loueurs de voitures passent devant nous, mais pas notre compagnie. Il nous faut en fait aller au terminal voisin.

Pour gagner du temps, Guillaume suggère de ne pas retirer d’argent, « on en trouvera plus tard ». C’était LE conseil à ne pas suivre.

Nous prenons possession du carrosse. Une Opel Corsa. Avec 5 petites valises et 2 poussettes, ça va être dur…Prêts à partir, mais  impossible pour moi de mettre ma ceinture de sécurité. Le gérant dit alors à ses gars de nous donner la Scala (une Renault, youpi!!), qui est environ 2 fois plus grande que la précédente. Ouf, ça va nous faciliter la suite du voyage.

Heureux de ce bon départ, nous prenons la route en direction de Merida, la capitale du Yucatan. Durée de trajet estimée à 3 heures. La route est belle…jusqu’à ce qu’on arrive à une barrière de péage. 233 pesos. Problème, nous n’avons pas d’argent mexicain, et seulement 13 dollars en poche (il nous en faudrait le double pour passer la barrière). Après une négociation assez longue (dans ce cas, mais bases d’espagnol sont revenues bien vite), le responsable nous propose de prendre en voiture un des employés qui habite dans la ville la plus proche -à 65 km. Pas le chois. Nous l’embarquons. Il est bien sympathique et nous parle un peu des coutumes du pays. A Valladolid, nous retirons de l’argent et les donnons à l’employé d’autoroute qui les remettra à son chef. Nous reprenons la route et arrivons à Merida au terme d’un voyage de 4h30. Il fait nuit. Le GPS est perdu et nous tournons une heure avant de trouver l’hôtel.

L’essentiel, c’est d’y arriver, n’est-ce pas?

On s’installe rapidement, et, le Routard en main, partons vers le restaurant. n se fait aborder dès la sortie de l’hôtel par un gars qui nous dit d’aller voir la coopérative maya. Il faut y aller aujourd’hui absolument, parce que ça ferme à minuit pour 2 mois. On se laisse séduire, on y va. Au terme d’un marchandage assez dur, j’achète une nappe. Le lendemain, nous sommes repassés devant cette coopérative qui était ouverte, la fermeture, c’était du bluff…

Il est tard, nous prenons la route du resto Chaya Maya, vivement recommandé par le Routard. Il y a du monde. On nous dit que nous serons servis dans 20 minutes…qui se transforment en une heure. Il est 22h quand nous passons à table. Les enfants sont épuisés, Guillaume aussi. Résultat, je mange toute seule, pendant que Gui prend l’air. Dommage, c’était bon. Nous nous couchons à 23h30. La rue est très passante et très animée, l’hôtel mal isolé. Ça commence bien!!

L’épreuve du retour

Bonjour,

comme je vous l’avais dit, je suis rentrée en France en juillet-août.

Le lendemain de mon arrivée, je décide d’aller faire des courses au supermarché. Ma  virée s’est vite transformée en cauchemar. D’abord, je monte dans ma voiture. Ici, avec ma boîte automatique, c’est super facile. En France, il m’a bien fallu cinq minutes pour faire ma 1ere marche arrière. Marianne, la soeur de Guillaume me regarde amusée pendant que je commence -déjà- à m’énerver. J’arrive au Centre Leclerc, je me gare sans difficulté, bien que je trouve l’emplacement fort étroit. Je veux prendre un chariot. Mince, c’est vrai, il faut un jeton. Et ce chariot, il est bien profond et étroit, c’est différent du Texas. Faire les courses tourne un peu à l’épreuve : je n’est plus aucune référence en termes de prix et de produits. J’achète des fruits. Ah oui, c’est vrai, ici, il faut peser soi-même. Bon, ça va, je ne m’en sors pas trop mal. Je passe en caisse. J’insère ma carte bancaire dans le lecteur. Et là…j’ai oublié mon code! Après 2 échecs, j’abandonne et propose de payer par chèque. La caissière me demande ma pièce d’identité…que j’ai oubliée. Zut, je n’ai pas envie de laisser mes courses sur place. Elle appelle son chef, qui fait confiance à ma bonne foi et accepte mon chèque. Ouf! Je range moi-même mes courses dans les sacs que j’ai amenés moi-même. Décidément, c’est bien différent du Texas.

Je charge la voiture, je ramène le chariot (encore une différence avec le Texas) et je rentre.

Tous ces gestes vous semblent bien naturels, mais pour nous, ils sont très différents de ce que vivons ici . Je suis rentrée complètement épuisée de ma sortie « courses ». Je vous rassure, j’ai très vite retrouvé mes marques par la suite.

Maintenant, je suis de retour à Beaumont, et après 2 jours ici, les habitudes sont vite revenues.

En direct d’Angleterre

Bonjour,

tout d’abord, je me suis rendue compte que pour une raison inconnue, mon dernier article a disparu du blog et que seul le titre est accessible. Bon, ce n’est pas tres grave. Mais j’ai passe pas mal de temps a ecrire cet article et comme il n’est plus vraiment d’actualite, je passe a la suite.

Je suis en Angleterre pour un seminaire qui fait partie de ma formation. J’ai retrouve les joies de la vie etudiante: les amphis trop petits, l’appart de 12 collocataires(3 douches), les repas sur le pouce et les sorties le soir (juste hier soir en fait).

Nous finissons notre semaine par une matiere qui, pour nous tous, releve un peu de la science fiction. Nous avions tous tres hate de « demystifier le sujet ». Et ce matin, nos craintes sur cette fameuse matiere ont ete confirmees: l’intervenant semblait debarque d’une autre planete. Son look nous donnait peu d’indication sur son appartenance a la gente masculine ou feminine : cheveux longs gris, gilet violet, T-shirt « pop » (noir et vert fluo), pantalon de costume et ceinturon. Pas de poitine. Pas de barbe apparente.

?

Et voila que cette creature ce met a parler, avec une voix d’homme.

Un indice? Le prenom: Lesley, qui sonne a mes oreilles un prenom de feminin.

ERREUR! Cette brillante personne est un homme. Il nous a fait un remarquable spectacle pendant 1h30.

Moralite: l’habit ne fait le moine, ou en anglais « don’t judge a book by its cover ».

Nouvel An

Noël

Bonjour,

il faut que je gratte loin au fond de ma mémoire…

pour des raisons diverses, nous étions seuls pour Noël. Les autres amis étaient soit en voyage, ou bien ont reçu de la visite. J’avais fait le choix de ne pas rentrer. Guillaume ne pouvant pas trop prendre de congés, il aurait fallu que je rentre en France seule. Pour l’avoir fait l’année précédente, nous avions décidé de ne pas renouveler l’expérience. Donc voilà, c’est en partie par choix que nous fêtions Noël en tout petit comité, à Beaumont, Texas.

Le 24, gros coup dur pour Guillaume et moi : nous avons eu nos familles respectives sur Skype; tout le monde trinque au Champagne, c’est la fête. Pour nous, c’est 14 heures et un grand moment de solitude. Alors que nous discutons avec les parents de Guillaume, nous voyons la voiture du facteur s’arrêter au niveau de la maison. Un espoir : serait-ce notre foie gras posté de France début décembre (au passage, un grand merci les mamies!!!). Mais non, ce n’est pas le foie gras. Ce sera donc un Noël sans foie gras. Snifff! Pas trop grave, j’ai prévu autre chose. Ben oui, à force d’attendre le foie gras, j’avais fini par me faire une raison. Je me mets donc aux fourneaux.

A 18 heures, nous partons pour la messe. Mais avant, il faut faire un peu le boulot du Père-Noël. Les enfants sont à fond dans le mythe, c’est génial. Donc, nous préparons un verre de lait et une clémentine pour le vieux Monsieur. Pour les rênes, nous avons des flocons d’avoine avec des paillettes, que nous dispersons dans l’herbe. Il en faut pour tout le monde. Les enfants mettent ensuite les chaussures devant le sapin. Je les installe dans la voiture pendant que Guillaume assure le travail de livraison. Nous allons à la messe à la basilique. Peu de monde pour cet office de début de soirée, la messe de minuit attire certainement plus de monde. Le chanteur est remarquable, ça donne des frissons. De retour à la maison, les enfants sont complètement émerveillés, ils n’en croient pas leurs yeux. C’est magique, même pour les grands. L’apéro dure un peu, ils déchirent les papiers cadeau, vont d’un cadeau à l’autre sans même prendre le temps de regarder le contenu… (c’est parfois un peu désepérant, cette attitude) Nous dégustons ensuite notre petit festin : crème de chou-fleur aux épices et saumon fumé, saint jacques aux tomates confites et heu… je sais plus ce qu’il y avait après. Et voilà, la fête est finie. Je ne me suis jamais couchée aussi tôt un soir de Noël. Mais c’était bien.

Pour le lendemain, nous avons une grosse incertitude. Nous avons invité nos amis, que nous appellerons ‘la famille A’ par souci de confidentialité -). Ils reviennent de leurs vacances en Floride, leur avion a été annulé pour cause de tempête de neige. Bref, la cata. Benoît se débat avec la hotline de Continental Airlines pour avoir un autre vol, mais c’est pas facile de caser 5 personnes dans un avion. Mais comme il est très fort, il a réussi. Et ils sont venus fêter Noël avec nous. Super. Au programme, le velouté de chou-fleur au saumon. J’ai refais le même que la veille, c’était tellement bon…Puis, j’ai préparé un canard laqué aux épices. Et pour finir, un vrai cauchemar : quelle idée de tenter cette recette marquée ‘difficile à réaliser’. Bon, j’ai tenté, j’ai raté. La bûche à la mangue s’est piteusement transformée en soupe de mangue. C’était bon quand même. Et nous avons passé une excellente journée.

Le foie gras est arrivé sans se presser courant janvier. On avait fini par faire une croix dessus.

Le 26 décembre, la fête a continué. La famille F. avait organisé une petite fête de Noël, qui a rassemblé tous les voyageurs rentrés de leur périple…et ceux qui étaient restés à Beaumont. Super journée, nous avons vraiment passé du temps tous ensembles. Et surtout, nous avons organisé notre soirée du Nouvel An, mais je n’en dis pas plus, je raconterai ça au prochain épisode.

je reprends du service

Bonjour,

je reprends du service après une très longue absence.

Pour ceux qui n’ont pas pu suivre notre vie depuis quelques temps, je vais faire une petite remise à niveau.

Côté enfants d’abord. Suzanne allait à Trinity Play School, rattachée à l’église méthodiste Trinity. Ses institutrices étaient Stacie, Tina et Deborah. Oscar fréquentait cette année All Saints Episcopal School. Uniforme de rigueur et messe le matin. Son institutrice était Mrs. Williams, l’assistante était Mrs. Burrell. Nous l’avions inscrit au base-ball de mars à mai (la saison est très courte, j’y reviendrai).

Nous étions une joyeuse bande d’expatriés français. L’année a été ponctuée de quelques fêtes (mais moins que l’an dernier). Nous sommes restés ici à Noël, je raconterai ça dans un prochain article. Nos amis français sont maintenant presque tous partis. L’opportunité pour nous d’aller à la rencontre des autochtones…Nous avons aussi fait un grand voyage dans les parcs nationaux, en camping car, avec ma maman, je raconterai ça plus tard.

Côté personnel, je travaille mon MBA entre 15 et 20 heures par semaines. Pas de vacances en vue avant décembre. Je rentre en France en fin de semaine. Il faudra que je bosse….Mais je trouverai le temps de vous faire part de mes étonnements de « française rentrée au pays ». Il me tarde de manger du camembert au lait cru, un pain au raisin, une pomme qui ait du goût.

Guillaume de son côté a dû se séparer de son collègue Benoît, parti vers de nouvelles aventures au Vénézuela. Son travail lui plaît beaucoup, il est parfois démoralisé avec ses petits jeunes, j’y reviendrai.

Bon voilà, c’était un petit clin d’oeil avant d’écrire plus long. Il y a une tonne de choses à vous dire, je vais tenter de rattraper le retard.

à demain
 

Vendredi noir

Bonjour,

ce jeudi, comme tous les ans le quatrième jeudi de novembre, c’était la grande fête de Thanksgiving, où si j’ai bien compris, on se rassemble autour d’une dinde .

et ce vendredi, comme tous les ans le lendemain de Thanksgiving, c’était black friday. Ce jour est le coup d’envoi pour les achats de Noël. Donc par curiosité -et par intérêt aussi-, j’ai mis mon réveil à 6h vendredi matin pour aller braver les néons des magasins. Je savais que je ratais peut-être les meilleures bonnes affaires, vu que beaucoup de magasins ouvraient à minuit, d’autre à 4h, mais pour moi, 6h, c’était bien assez tôt. Me voilà donc au volant de ma -trop- grosse voiture. Lorsque j’arrive dans la zone commerciale, c’est animé comme un samedi après-midi. Direction le magasin de jouet. DE-LA-FO-LIE. Le parking est plein. Je prends un chariot. Erreur. Impossible de circuler dans les allées bondées et encombrées par des piles de jouets. Des prospectus trainent partout -spectacle inhabituel ici. Je crois que c’est le meilleur moment pour faire de grosses conneries -pardonnez, mais là, je crois que ça ne peut pas s’appeler autrement. Donc, je fuis, vers un autre magasin. A l’entrée, un panneau indique le sens dans lequel former la file d’attente à l’extérieur en attendant l’ouverture. Je m’aventure à l’intérieur (ben oui, c’est ouvert depuis longtemps à cette heure. Je n’ai jamais vu ça. Un sens de circulation a été aménagé, comme chez Ikea. Les gens sortent avec des fours, des tables de ping-pong, des montagnes de jouets. Je vois des parents excédés qui demandent à leur banbin de 4 ans (que fait-il là à cette heure matinale): ‘bon alors, tu veux lequel, on est pressé?’ Difficile de croire au Père-Noël après tout ça. Moi, tout ce monde, ça me fait peur, alors je pars à Wal-Mart, acheter du café. Des jouets à l’électronique et la hi-fi, les rayons sont, là-aussi envahis par une foule un peu agacée. Sauf au café, je suis tranquille. Le temps passe, 8h approche, et l’ouverture de Manning’s aussi. C’est un magasin de jeux éducatifs. Exit Toys Story et Dora, place aux jouets en bois et puzzles. Exit aussi la foule. Ici, on respire. Ce n’est visiblement pas ça que les gens recherchent. Moi, j’y trouve mon bonheur. Après une heure passée à aider sereinement le Père-Noël, j’avale 2 petits fours et un café gracuieusement offerts aux lève-tôt. Puis, je rentre à la maison retrouver mes p’tits-loups. Vivement, la prochaine!!